• Château de Fléchères à Fareins (Ain)

     

    En 1606, Jean de Sève, écuyer, seigneur de Froment et de Villette, receveur des finances en la généralité de Lyon et prévôt de 1612 à 1614 des marchands de cette ville, acquiert la seigneurie de Fléchères.Longitude: 04° 45' 30'' E
    Latitude: 46° 01' 55'' N

    Entre 1610 et 1616 : sur l’emplacement d’une maison forte qui défendait un gué sur la Saône, Jean de Sève édifie un château en une seule campagne de travaux. Cantonné de quatre tours carrés et ceint de larges fossés, l’édifice conserve le plan médiéval.

    L’ampleur de la construction, exceptionnelle dans la région, s’explique par la présence dans le corps de logis central d’un temple protestant de deux cent cinquante mètres carrés. Depuis l’édit de Nantes de 1598, le culte réformé n’était autorisé que dans les seigneuries de haute justice ; calviniste convaincu, le nouveau propriétaire a bénéficié de ce privilège pour installer, au dernier étage du bâtiment, un lieu de culte qu’aucun élément extérieur ne permettait de signaler, exceptées les trois lucarnes, d’une dimension inhabituelle, qui symbolisaient la Trinité.

    Entouré de douves, le site comprenait autrefois un jardin à la française. En 1632-1633, à la demande de Mathieu de Sève, fils de Jean, le peintre lucquois Pietro Ricci (1606-1675) réalise dans une dizaine de salles du château un ensemble de fresques représentant des scènes de chasse, des personnages en costumes de fête, des éléments d’architecture, des épisodes de la mythologie… Dans la chambre dite « des Travaux d’Hercule », le combat du héros contre l’hydre de Lerne peut se lire comme une allégorie de la lutte du chrétien contre les péchés mais peut aussi symboliser le combat des protestants (Hercule était réputé être l’ancêtre légendaire du roi Henri IV) contre la Ligue.

    Sous la Révolution française, l'édifice n'eut pas trop à souffrir, mais un incendie survenu en 1793 affecta les toitures des communs et fit disparaître quelques éléments de mobilier ainsi que les archives.

    En 1820, un parc paysager est aménagé. Ce sera le dernier grand chantier du château.

    Au début des années 1980, le château, propriété d'un promoteur depuis 1968, est quasiment laissé à l'abandon et à la suite de nombreux vols (notamment une partie du parquet d'origine, retrouvée depuis) les services du ministère de la Culture s’alarment et envisagent le classement de l'édifice.

     Le 23 septembre 1983, faute du consentement du propriétaire, le ministre de la Culture déclenche, comme l’article 5 de la loi du 31 décembre 1913 l’y autorise, la procédure (exceptionnelle) dite du «classement d'office». Il faut attendre la fin de l'année 1997 et l’acquisition du domaine par Marc Simonet-Lenglart et Pierre-Albert Almendros (propriétaires du château de Cormatin en Bourgogne) pour que soit engagée - dès 1998 et pour une période de cinq ans - une grande campagne de restauration du château et de ses jardins.


    Le château est maintenant ouvert au public.

    http://fr.wikipedia.org

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